Plusieurs petites choses dont je voudrais vous entretenir dans cet édito : J’entends quelques réactions (et c’est très bien) par rapport au documentaire qui a été diffusé mardi sur France 2 (Dieu merci à une heure assez tardive), qui est intitulé « La vie amoureuse des prêtres » (Rien de mieux pour faire vendre). Nous sommes nombreux, jeunes et moins jeunes prêtres, à être peinés par ce documentaire. Comme si la majorité de vos prêtres ont une double vie, une vie cachée… Le jour de notre ordination nous avons fait des promesses à notre évêque et à ses successeurs, je suis certain que vous le savez, mais sachez que la plupart d’entre nous sommes fidèles à ces promesses. Bien-sûr que nous avons besoin d’amis, bien sûr que nous avons besoin d’être entourés et nous le sommes, ou du moins, nous faisons en sorte que…Nous avons la possibilité entre prêtres de nous retrouver, par petits groupes et souvent (c’est normal et humain par affinités), régulièrement, pour nous dire en vérité et en confiance, partager nos joies et nos difficultés et ça nous le faisons. Nous pouvons aussi le faire avec des laïcs, et ça aussi nous le faisons. Mais le prêtre a aussi besoin, par moment, de se retirer, comme le faisait Jésus, prendre du recul, pour prier et confier à Dieu toutes les personnes auprès de qui il est envoyé. C’est un choix de vie que nous avons fait, et croyez à la fidélité de ce choix. Comme nous croyons en vous, fidélité dans le couple, fidélité dans le célibat choisi ou subi. Je respecte le choix que font « quelques » collègues, même si j’ai du mal à comprendre. Je tenais à m’exprimer sur ce sujet car je veux vous dire qu’on peut être et on est heureux comme prêtre célibataire, qui a donné sa vie pour suivre le Christ et qui essaye de témoigner de cet amour du Christ pour chacun.
Poursuivons ensemble le Carême, temps de conversion, de « retournement » vers le Christ, avant d’être un temps de privation. Ce temps nous est donné pour nous préparer à redécouvrir les petits printemps dans nos existences. Pas seulement nous tourner vers nous même, mais chercher une communion avec Dieu et aussi une communion avec les autres. Si nous avons parfois l’impression de marcher dans le désert ou dans la nuit, sachons que nous ne sommes pas seuls, nous savons en tant que croyants que le Christ nous précède. Ne nous appuyons pas seulement sur nos propres forces mais abandonnons nous à sa présence.
Bonne suite de Carême.
Poursuivons ensemble le Carême, temps de conversion, de « retournement » vers le Christ, avant d’être un temps de privation. Ce temps nous est donné pour nous préparer à redécouvrir les petits printemps dans nos existences. Pas seulement nous tourner vers nous même, mais chercher une communion avec Dieu et aussi une communion avec les autres. Si nous avons parfois l’impression de marcher dans le désert ou dans la nuit, sachons que nous ne sommes pas seuls, nous savons en tant que croyants que le Christ nous précède. Ne nous appuyons pas seulement sur nos propres forces mais abandonnons nous à sa présence.
Bonne suite de Carême.