19 novembre 2011

Feuille d'Infos N° 7

Le mot de notre Curé , Jean Claude Loock
ET si LE TEMPS DE L'AVENT venait renouveler l'espérance en nous ?
Non pas un optimisme facile qui ferme les yeux sur la réalité, mais cette espérance forte qui jette l'ancre en Dieu et dont les signes peuvent être perçus dans notre monde.
L'année chrétienne commence par l'Avent, le temps de l'attente. Pourquoi ?
Pour nous révéler à nous-mêmes l'aspiration qui nous habite et pour la creuser : le désir d'un absolu, vers lequel chacun tend de tout son être, corps, âme, intelligence, la soif d'amour qui brûle en chacun, du nourrisson jusqu'à la personne âgée, et que même l'intimité humaine la plus grande ne peut pas entièrement apaiser.Cette attente, nous la ressentons souvent comme un manque ou un vide difficile à assumer. Mais loin d'être une anomalie, elle fait partie de notre personne. Elle est un don, elle nous conduit à nous ouvrir nous-mêmes, elle oriente toute notre personne vers Dieu.
Cette soif qui nous habite n'est-elle pas une marque gravée par Dieu en nous pour que nous nous tournions vers lui ? Le progrès économique et le bien-être matériel, si indispensables soient-ils, ne peuvent pas combler notre soif la plus profonde. Cette soif ouvre notre cœur à la voix de l'Esprit Saint qui murmure jour et nuit en nous : « Tu es aimé pour toujours et sans retour ; et même les épreuves de ta vie, parfois très dures, ne peuvent effacer cet amour. »
Osons croire que le vide peut être habité par Dieu et que déjà nous pouvons vivre l'attente avec joie. Saint Augustin nous y aide quand il écrit : « Toute la vie du chrétien est un saint désir. Dieu, en faisant attendre, étend le désir ; en faisant désirer, il étend l'âme ; en étendant l'âme, il la rend capable de recevoir... Si tu désires voir Dieu, tu as déjà la foi. »1
Ce qui est passionnant dans la Bible, c'est qu'elle raconte toute l'histoire de l'amour entre Dieu et l'humanité. Cela commence par la fraîcheur d'un premier amour, puis viennent les obstacles et même les infidélités humaines.
Mais Dieu ne se fatigue pas d'aimer, il cherche toujours son peuple. En fait, la Bible est l'histoire de la fidélité de Dieu. « Une femme oublie-t-elle son petit enfant ? Même s'il y en avait une qui oubliait, moi je ne t'oublierai pas » (Isaïe 49, 15). Lire cette longue histoire peut éveiller en nous le sens des lentes maturations. Parfois nous voudrions tout, tout de suite, sans voir la valeur du temps du mûrissement ! Mais la Bible nous ouvre une autre perspective : « Mes temps sont dans ta main, Seigneur » (Psaume 31, 16).
Savoir attendre... Être là, simplement, gratuitement. Nous mettre à genoux pour reconnaître, même avec le corps, que Dieu n'agit pas forcément comme nous l'imaginions. Ouvrir les mains, en signe d'accueil. En nous préparant à Noël, l'Avent nous prépare à l'accueillir. Même si nous n'arrivons pas toujours à exprimer notre désir intérieur par des paroles, faire silence est déjà l'expression d'une ouverture à Dieu. Pendant cette période de l'Avent, nous nous rappelons que Dieu lui-même est venu, à Bethléem, dans un grand silence.
Marie se tient en silence dans l'attente que se réalise la promesse de cet ange de Dieu. Comme la longue histoire qui a précédé le Christ a été le prélude à sa venue sur la terre, de même l'Avent permet pour nous, année après année, une ouverture progressive à la présence du Christ en nous. Jésus discerne notre attente comme il a discerné un jour celle de Zachée. Et comme à lui, il nous dit : « II me faut aujourd'hui demeurer chez toi » (Luc 19, 5). Laissons naître en nous la joie de Zachée. Alors nos cœurs comme le sien s'ouvriront aux autres. Lui décide de donner la moitié de ses biens aux pauvres.
Nous, aujourd'hui, nous savons très bien qu'une grande part de l'humanité est privée du minimum de bien-être matériel, de justice, de paix. Pendant le temps de l'Avent, y a-t-il des signes concrets de solidarité que nous pouvons assumer dans notre vie ? Les textes qui sont lus dans la liturgie pendant l'Avent expriment comme un rêve de paix universelle : « Grande paix jusqu'à la fin des lunes » (Psaume 72, 7), « une paix sans fin » (Isaïe 9, 6), une terre où « le loup habite avec l'agneau » et où il n'y a plus de violence (Isaïe 11, 1-9).
Ce sont des textes poétiques, ils réveillent en nous une espérance. Et nous voyons que « la paix sur la terre » peut germer dans la confiance que les uns retrouvent avec les autres, dans des réconciliations qui s'accomplissent. La confiance est comme un petit grain de moutarde qui va croître et, peu à peu, devenir le grand arbre du règne de Dieu qui inaugure une « paix sans fin ». La confiance sur la terre est un humble début de la paix.
Que soit beau ce temps de l’Avent pour chacune et Chacun !



EAP
La paroisse accueille deux nouveaux membres à l’EAP :
Coralie TALMA et Genesis MEGANG.
Une lettre de mission de notre évêque Mgr Ulrich leur sera remise prochainement. Nous sommes heureux de les accueillir et merci à eux d’accepter cette mission.
L’EAP , dont les membres sont Jean Claude Loock,
Nadine DECLERCQ, Genesis MEGANG, Coralie TALMA et Jeannine VANDERVLIET se réunira le samedi 10 décembre à 9h30 à la maison paroissiale.

2ème année du Centenaire du diocèse :
Les propositions de la Paroisse :

- Partage de la Parole
1ère rencontre du parcours : « Ces yeux qui ont vu le salut », à ND de Lourdes, mardi 22 novembre : de 20 à 22h
- Pour vivre l’Avent et préparer Noël
1ère rencontre :
« Un grand saut dans la foi (L’Annonciation) »
à St Charles, samedi 26 Novembre : de 16h.30 à 18h

Sacrement de Réconciliation
Possibilité d’une démarche individuelle, 30 minutes avant la messe , les :
Vendredi 2 déc. à 18 h.30 à N-D de Lourdes
Samedi 3 déc. à 18 h à St Charles
Dimanche 4 déc. à 9 h à St Laurent
Dimanche 11 déc. à 10 h.30 à N-D de Lourdes
Dimanche 18 déc. à 9 h au Sacré-Cœur
A tout autre moment : prendre contact
avec le Père J.C. Loock : 03.20.92.41.46